Enseignement


Les Conseillers généraux socialistes et apparenté yvelinois, la fédération socialiste des Yvelines communiquent :

Les régressions - et non les réformes- Darcos sont inadmissibles et vont au nom d'une orthodoxie budgétaire plus que douteuse, poursuivre le travail de sape du service public de l'éducation.


Nous ne remettons pas en cause la nécessité de réformes structurelles au sein de l'Education publique mais n'admettons pas que le gouvernement réduise la question à une réduction comptable de l'effectif enseignant et des heures de cours.

Comment accepter des classes en sureffectif, de la maternelle à l'enseignement secondaire ?

Comment peut-on au sommet de l'État appeler de ses vœux l'excellence éducative pour tous et dans le même temps, démanteler les RASED ?


On le voit, nombre de questions concrètes à l'origine des tensions actuelles dans l'Education nationale n'auront même pas été évoquées (formation des maîtres, revalorisation de la profession pourtant promise dans une lettre du Président aux Educateurs il y a à peine plus d'un an).


Quant au maintien des moyens alloués au lycée, il risque de se faire au détriment des écoles et des collèges, pourtant en augmentation démographique. Les réductions budgétaires qui frappent l'Education nationale ne sont pas remises en cause...


Les signes d'ouverture notamment en matière de concertation restent à se concrétiser ... Les personnels n'ont pas eu de réponse à leurs revendications et ils ne peuvent répondre à la surdité confirmée que par une mobilisation renforcée.


Pour que l'école ne soit pas un simple reflet des inégalités sociales, mobilisons nous ! 



André Sylvestre, Président du groupe socialiste et apparenté,                       

Patrick Malivet, Premier secrétaire fédéral.



Par Section PS Les Mureaux
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 15:40
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Pourquoi enseignants, élèves, et parents sont en colère 

Depuis deux mois, collégiens,  lycéens et  enseignants sont  en grève avec le  soutien de parents qui ont participé à des occupations d’établissements scolaires.

Ce mécontentement a pour origine,  la suppression de 11 200 postes d’enseignants que le gouvernement veut compenser par  l’augmentation  généralisée du volume d’heures supplémentaires.

Le non remplacement d’enseignants a pour conséquence d’alourdir les effectifs dans les classes, en moyenne 32 élèves, de supprimer des options, des travaux dirigés. Imaginez dans quelle situation vont se retrouver les collèges et lycées situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP) qui pourtant ne doivent pas avoir des classes de plus de 24 élèves.

Dans les lycées professionnels, le BEP (2 ans d’études après le collège) et le BAC professionnel (2 ans après le BEP) fusionnent pour donner naissance au BAC pro en 3 ans.

Cette fusion entraîne la suppression d’une année d’enseignement donc  la disparition  de postes d’enseignants. Elle est dangereuse aussi car tous les élèves n’ont pas les capacités de suivre un niveau BAC.

Dans le primaire, dès la rentrée, les cours du samedi matin sont supprimés mais les enseignants pour conserver le même nombre d’heures par semaine doivent s’occuper les autres jours, des élèves en difficulté. Pour les communes, c’est une situation nouvelle à gérer avec la mise en place d’ateliers périscolaires et une réorganisation du travail des ATSEM.

Une menace pèse sur l’école maternelle car le gouvernement réfléchit à la possibilité d’intégrer la grande section à l’école élémentaire. De ce fait, la petite section et la moyenne section fonctionneraient comme des jardins d’enfants avec non plus des enseignants mais des animateurs et éducateurs de jeunes enfants ; un transfert supplémentaire de charges aux communes.      

Toutes ces mesures s’ajoutent à la suppression de la carte scolaire qui va mettre en concurrence les écoles, à l’augmentation des moyens financiers accordés à l’école privée, sans compter les  projets de  donner plus d’autonomie aux chefs d’établissements qui deviendront les véritables patrons recruteurs à la fois des professeurs et des élèves, de  privatisation des CIO.

Il est clair que tout ceci participe d’un projet cohérent du gouvernement Sarkozy/Fillon de démanteler l’Education nationale au nom d’une logique marchande ; c’est la privatisation de l’école qu’ils nous préparent. Pour eux, l’école de la République coûte cher aux finances publiques et au contribuable. Il faut donc assainir ses comptes. Erreur, faute même, car les moyens retirés à l’éducation nationale aggraveront ses difficultés actuelles (120 000 jeunes sortent du système éducatif sans aucun diplôme…). Le gouvernement doit se rappeler les propos de Abraham Lincoln « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ».                        
Par Section PS Les Mureaux
Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 13:10
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