Le Bureau national du Parti socialiste se réjouit de l’ampleur de la mobilisation citoyenne pour sauvegarder le service public postal. Le comité national d’organisation de la votation citoyenne en a annoncé Lundi 5 octobre 2009 les résultats : 2 123 000 votants, 90% contre le projet de changement de statut et la transformation de l’établissement public en société anonyme.
Les Français ont montré leur attachement à La Poste, symbole fort du service public, garant des valeurs d’égalité et de solidarité.
Le projet du gouvernement ne porte aucune perspective de développement de l’entreprise. Il ne répond en rien aux besoins de la population, ni aux besoins financiers nécessaires à un établissement public ambitieux. Rien ne justifie ce changement de statut, ni les directives européennes, ni les règlements. En choisissant de transformer la Poste en société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation rampante, la Droite fait un choix idéologique, le même que pour France Telecom transformé en SA en 1996 (Juppé), et pour Gaz de France en 2007. A l’époque, Nicolas SARKOZY avait pourtant assuré que GDF resterait public. Devant son manque de crédibilité sur le sujet, nous ne pouvons donc être que très réservés sur le projet gouvernemental.
Le Parti socialiste souhaite renforcer le service public postal en approfondissant sa nécessaire modernisation, pour le rendre encore plus efficace. La rentabilité financière ne peut être l’unique critère de réforme.
Face à cet enjeu industriel, économique et social, les Français doivent être consultés. Le Parti socialiste demande donc au gouvernement d’organiser un référendum sur le sujet. Les parlementaires socialistes vont donc déposer un projet de loi sur le sujet qui sera examiné à l’Assemblée Nationale le 15 octobre prochain..
Le gouvernement ne peut ignorer l’expression de 2 193 000 français, de l’ensemble des syndicats, des forces politiques de progrès, de la mobilisation de milliers d’élus de toutes sensibilités.
Le Parti socialiste s’inquiète de l’aveuglement du gouvernement, condamne les propos méprisants de ses porte-parole et lui demande d’entendre les citoyens en les consultant directement par referendum sur un projet qui engage l’avenir d’un service public auquel les Français ont clairement indiqué leur attachement en participant massivement à la Votation citoyenne de la semaine passée. Les Français doivent être entendus.
Le Parti socialiste participera aux initiatives du comité national. Il mobilisera l’ensemble de ses adhérents à travers une campagne nationale dans l’objectif d’obtenir ce référendum.
Communiqué du Bureau national
Former, débattre,
penser l’avenir : cette année, le contenu de l’Université d’été est largement renouvelé.
Placés sous le signe de l’ouverture, les six séances plénières et des trente ateliers accueillent des intervenants qui pour près de la moitié sont des personnalités extérieures au PS : des hommes
et femmes qui font autorité dans leur discipline, une nouvelle génération de chercheurs de talent, des personnalités connues pour leur engagement viennent interpeller le PS et réinvestir les
débats.
Une université ouverte sur la société
Le lieu est le même, mais le contenu est largement renouvelé. L’année dernière, la quasi-totalité des intervenants étaient des responsables socialistes. Cette année, nous avons préparé une
Université ouverte. Nous débattrons avec des personnalités extérieures au PS qui représenteront près de la moitié des intervenants.
La grande diversité des invités (philosophes, sociologues, historiens, politistes, économistes, artistes, etc…) permettra des débats riches, au cours desquels les socialistes vont être
interpellés, voire bousculés. Leur présence montre la volonté du monde intellectuel de se réinvestir auprès du PS.
Des hommes et des femmes qui font autorité dans leur discipline :
Des fortes personnalités connues pour leur engagement :
Une nouvelle génération de chercheurs :
La gauche à l’honneur
Dans chaque atelier seront présents des représentants de partis de gauche (verts, PCF, PRG, MRC) ou des syndicalistes, représentant les principales organisations (CGT, CFDT, FO, UNSA, SNESUP,
SNES, UNEF).
Les dirigeants des partis de la gauche feront le déplacement et rencontreront Martine Aubry pour des échanges sur la construction de la maison commune :
Participeront également des élus et responsables politiques étrangers :
Une université d’été qui retrouve sa vocation : former, débattre, penser l’avenir
Le vendredi après-midi est consacré à la formation militante, dont une séance plénière portant sur « l’état de la social-démocratie en l’Europe »). Quatre ateliers « rénovation » sont organisés,
autour de Christian PAUL et Arnaud MONTEBOURG.
Le samedi tourné vers les grands débats d’actualité et la préparation de l’avenir, avec cinq temps forts :
Les principales personnalités du PS sont au rendez-vous dans les six séances plénières et les 30 ateliers.
Un esprit studieux et convivial
Alors que les ministres défilent dans les médias pour afficher l’autosatisfaction du gouvernement, il n’y a décidément pas de quoi se réjouir pour les Français en ce 15 août. Depuis quelques jours, les chiffres et les annonces dessinent un sombre tableau.
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’économie
L’annonce hier d’une croissance de 0,3% du PIB au second trimestre ne signale aucunement la reprise. C’est ce qu’ont noté tous les experts, qui rappellent que ni la consommation ni l’investissement ne repartent.
Cette analyse est confirmée par la publication aujourd’hui des chiffres du chômage, qui montrent une destruction nette de 74100 emplois au second semestre. Cela confirme les pires prévisions pour 2009 (591 000 emplois perdus dans le privé pour l’ensemble de l’année).
Aujourd’hui également, les chiffres concernant les salaires montrent un pouvoir d’achat en berne au second semestre (progression de 0) malgré une inflation très faible.
Pour les PME, la situation reste critique, notamment chez les sous-traitants industriels chez qui les plans sociaux et les fermetures de sites se multiplient (New Fabris, Molex, Wagon Automotive, Bosal…).
Dans le même temps, le déficit se creuse de manière vertigineuse. Les chiffres publiés le 11 août montrent que le déficit de l’Etat atteint 86,6 milliards d’euros au 30 juin, contre 32,8 milliards l’an dernier à la même date. Cela alors même que, à la différence de ses voisins, la France n’a jamais disposé d’un plan de relance de la consommation. Le déficit est plombé par des dépenses inutiles et injustes (paquet fiscal, baisse de la TVA dans la restauration, baisse des impôts pour les hauts revenus).
Les mauvais coups pour le pouvoir d’achat et les services publics continuent
Demain, le tarif de l’électricité va augmenter de 1,9% pour les particuliers, ce qui va plomber encore un peu plus le pouvoir d’achat. Et le pire est probablement à venir alors que le PDG d’EDF a réclamé une hausse de 20% des tarifs sur trois ans. Il s’agira, avec l’accord du gouvernement, de faire payer aux Français le prix des gaspillages.
Cette semaine, on apprenait que la bonification pour les retraites dont bénéficient les mères de famille allait être remise en cause, sous couvert d’égalité entre les sexes. Ce serait une mesure totalement injuste dans la mesure où la bonification vient compenser les différences liées aux périodes de maternité.
Lors du dernier Conseil des ministres avant la pause estivale, le gouvernement a officiellement lancé la privatisation de la poste, qui va inévitablement aboutir à une diminution du niveau de service.
Hausse des tarifs et remise en cause du service public, attaques contre les retraites : par petites touches, le menu social de la rentrée est déjà écrit.
Les mauvaises pratiques financières recommencent
Le 13 août, le CAC 40 a atteint son plus haut de l’année, à plus de 3550 points (après être tombé à 2500 en mars), ce qui traduit le redémarrage des profits financiers alors que l’économie reste en profonde dépression. Cela annonce un nouveau divorce entre la sphère financière et l’économie réelle. Tout semble recommencer comme avant.
En France et ailleurs, les banques et les établissements financiers, pourtant aidés par les Etats, reprennent sans rien changer les pratiques dangereuses et répréhensibles qui étaient les leurs avant la crise. BNP Paribas a annoncé début août la constitution d’une réserve d’un milliard d’euros pour les bonus des traders et des dirigeants.
Au total, l’économie continue de souffrir alors que les profits financiers repartent. Le pouvoir d’achat est raboté pour la majorité alors que les bonus sont de nouveau à l’ordre du jour pour une infime minorité. Les services publics sont attaqués alors que la finance n’est pas régulée.
Voilà le triste 15 août que Nicolas Sarkozy et ses ministres ont proposé aux Français.
Communiqué du Parti socialiste
La cérémonie religieuse aura lieu à l'église de Plaisir (centre ville) le mardi 18 août à 11h.
Comme tous ceux qui le connaissaient, j’ai été bouleversée par la disparition de Patrick Malivet. Je pense à sa famille et particulièrement à sa femme et à ses enfants. Dans ces moments
douloureux, le Parti socialiste est à leurs côtés et s’associe à leur deuil.
Patrick Malivet était membre du Parti depuis plus de vingt ans. C’était un infatigable militant et un Premier fédéral apprécié. Il sera profondément regretté.
Tous les militants se joignent à moi pour rendre hommage à sa mémoire.
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