Mardi 16 octobre 2007
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Le PS dévoile ses batteries
Le Courrier de Mantes (10/10/07)
À quelques exceptions près, la fédération socialiste des Yvelines a mis ses candidats en ordre de bataille pour la
campagne des municipales. La liste des noms pour les soixante plus grosses communes du département a été présentée la semaine dernière à Guyancourt.
« Il s’agit des candidats qui seront tête de liste ou premier socialiste sur des listes d’union », précise Patrick Malivet, le premier secrétaire fédéral.
Comment s’est faite leur désignation ?
« Dans notre démocratie interne, ce sont les militants dans leur section qui désignent leurs candidats. Lorsqu’il y avait plusieurs candidats, la désignation
s’est déroulée en toute transparence », répond le numéro un du PS…
Pas question de jouer l’élection avant le vote. Cependant, au regard des résultats électoraux depuis six ans et de la situation actuelle des
communes et de leurs élus, le PS a pointé le doigt sur quelques villes de droite qu’il estime prenables. Parmi ses priorités figurent Plaisir où le premier secrétaire, Patrick Malivet, ira
lui-même livrer bataille, Poissy, dévolue à Frédérik Bernard, qui affrontera Jacques Masdeu-Arus, peut-être affaibli par une condamnation en justice pour une affaire de marchés publics,
Saint-Cyr-l’Ecole, où la liste sera menée par Marc Sadoun, et Carrières-sous-Poissy, où une liste d’union sera conduite par
le bouillonnant responsable du PRG Eddie Aït, avec comme première socialiste Mireille Bourbon-Perez…
Le PS en ordre de bataille
Le Parisien (1er octobre)
LE PARTI SOCIALISTE a présenté, samedi, à Guyancourt, ses cinquante-neuf principaux candidats aux élections municipales de mars prochain. Ce
sont les « premiers socialistes », ceux qui seront soit têtes de liste, soit dans les toutes premières places lorsque le chef de file est d'un autre parti ou un maire sortant d'une autre
étiquette. Bien rangée derrière le premier secrétaire fédéral du PS, Patrick Malivet, la brochette de candidats fonde déjà beaucoup d'espoirs.
« Dans les Yvelines, il y a des villes difficiles à prendre » , prévient Patrick
Malivet, qui s'éloigne lui-même de ses terres de Bois-d'Arcy pour se présenter contre la droite à Plaisir. « Mais qui aurait dit qu'un jour on
gagnerait à Paris ? »
Quatre villes de droite gagnables. Les ambitions restent modérées. Les Yvelines sont traditionnellement ancrées à droite. Et aux
législatives de juin dernier, la gauche n'avait pas réussi à rafler un seul siège à l'Assemblée nationale. L'opposition espère conquérir en 2008 quatre villes. Deux anciens fiefs de gauche tombés
en 2001 : Les Clayes-sous-Bois (ex-ville PC) et Plaisir (perdue par le sulfureux maire socialiste Jacky Lecourtiller). Et deux communes plus anciennement à droite : Poissy et
Carrières-sous-Poissy.
Des argumentaires très locaux. Pour les municipales, l'accent est mis sur les problématiques locales. Jean-Michel Gourdon, 54 ans, attaque
d'entrée sur ce terrain auxClayes-sous-Bois : « L'aménagement a été mal conçu et
il y a aussi des carences sur le plan de la jeunesse et des solidarités dans la politique de la maire actuelle (NDLR : Véronique
Cotté-Millard, UMP) . »
Patrick Malivet, 51 ans, met aussi en avant les sujets locaux de Plaisir : intercommunalité, doublement de la D 30, transports et logement
social. Mais, surtout, ilcompte sur un vrai terreau favorable. « La ville est
historiquement à gauche, confie-t-il. Ce sont les militants qui sont venus me chercher pour mener la bataille. »
L'UMP affaiblie à Poissy. A Poissy, la personnalité de Frédérik Bernard, 53 ans, conseillermunicipal d'opposition, ne transcende pas les foules. « Ce sont mes ennemis qui disent que je n'ai pas de
charisme, se défend-il. Je travaille depuis longtemps sur la ville et je connais
ses problèmes. » Mais ce sont surtout les démêlés judiciaires du maire UMP sortant, Jacques Masdeu-Arus, qui pèseront en sa
faveur. Celui-ci a été condamné en décembre dernier dans une affaire de corruption. Il sera rejugé en appel en avril.Carrières-sous-Poissy est laissé à Eddy Aït (PRG), 32 ans, dans le cadre d'un accord.
Des maires PS sereins sauf à Mantes-la-Ville. Il y a sept maires sortants parmi les candidats PS désignés. Ils ont tous de bonnes chances de
rester dans leur fauteuil. Un seul cas a été pudiquement passé sous silence samedi, celui d'Annette Peulvast-Bergeal, l'actuelle maire PS de Mantes-la-Ville. Elle doit affronter la concurrence de
son propre directeur de cabinet et d'un de ses adjoints. « Sa majorité est vacillante, explique Patrick Malivet. Il faudra mettre en place des
alliances locales. » Les militants choisiront leur favori à la mi-octobre.
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