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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 15:40


Les Conseillers généraux socialistes et apparenté yvelinois, la fédération socialiste des Yvelines communiquent :

Les régressions - et non les réformes- Darcos sont inadmissibles et vont au nom d'une orthodoxie budgétaire plus que douteuse, poursuivre le travail de sape du service public de l'éducation.


Nous ne remettons pas en cause la nécessité de réformes structurelles au sein de l'Education publique mais n'admettons pas que le gouvernement réduise la question à une réduction comptable de l'effectif enseignant et des heures de cours.

Comment accepter des classes en sureffectif, de la maternelle à l'enseignement secondaire ?

Comment peut-on au sommet de l'État appeler de ses vœux l'excellence éducative pour tous et dans le même temps, démanteler les RASED ?


On le voit, nombre de questions concrètes à l'origine des tensions actuelles dans l'Education nationale n'auront même pas été évoquées (formation des maîtres, revalorisation de la profession pourtant promise dans une lettre du Président aux Educateurs il y a à peine plus d'un an).


Quant au maintien des moyens alloués au lycée, il risque de se faire au détriment des écoles et des collèges, pourtant en augmentation démographique. Les réductions budgétaires qui frappent l'Education nationale ne sont pas remises en cause...


Les signes d'ouverture notamment en matière de concertation restent à se concrétiser ... Les personnels n'ont pas eu de réponse à leurs revendications et ils ne peuvent répondre à la surdité confirmée que par une mobilisation renforcée.


Pour que l'école ne soit pas un simple reflet des inégalités sociales, mobilisons nous ! 



André Sylvestre, Président du groupe socialiste et apparenté,                       

Patrick Malivet, Premier secrétaire fédéral.



Par Section PS Les Mureaux - Publié dans : Enseignement
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /2009 19:36


Des milliards d'euros partis en fumée, des fermetures d'entreprises, des licenciements, une crise immobilière... Partie des USA, la crise immobilière a révélé les dangers d'un capitalisme financier sans règle.  La ville des Mureaux, grâce une gestion saine de ses finances est très peu touchée. De ce fait, aucun de ses grands projets  n'est remis en cause. La ZAC centre-ville aux abords de la médiathèque, la construction de deux pôles éducatifs, l'axe nord de la RD 43, le renforcement des dispositifs d'insertion sociale et de solidarité seront menés jusqu' à terme.

La principale  menace qui pèse sur les finances communales vient de l'Etat qui opère des transferts de compétences aux communes sans leur allouer les ressources financières équivalentes. Ainsi la ville va désormais établir les passeports biométriques, pour un coût  supérieur à la subvention de l'Etat .

Alors que Fillon, premier ministre, déclarait que l'Etat est en faillite, Sarkozy et son gouvernement ont mobilisé 360 milliards d'euros pour sauver les banques . Ils n'en ont pas fait autant pour augmenter le pouvoir d'achat, pour sauver les emplois à Renault et à Peugeot,  pour combler  le trou de la Sécu... C'est un des principaux enseignements de cette crise.


Papa Waly DANFAKHA

Par Section PS Les Mureaux - Publié dans : Vie locale
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 09:20

 

La nouvelle campagne de pub "décalée" du Conseil Général


Pour ses 40 ans et le lancement de son nouveau logo, le Conseil Général n’a pas lésiné sur les moyens : près de 600 000 euros !

Un logo qui se veut « le reflet du dynamisme et de la modernité », accompagné d’une campagne de publicité « délibérément décalée pour une institution », selon l’interprétation de l’agence de publicité du Conseil Général.

Les élèves des grandes écoles de la Région Parisienne ont pu découvrir des affiches sur lesquelles une charmante jeune femme présentait les qualités du département au travers de tee-shirts aux slogans percutants ; par exemple, la compétitivité yvelinoise dans l’aéronautique, s’exprime par un « s’envoyer en l’air »…

Si le Département veut montrer une nouvelle image de lui, aux valeurs renouvelées, attention à ne pas oublier d’autres valeurs non moins essentielles, tel que le respect de la femme.

Michel VIGNIER
Conseiller général de Meulan



Site du groupe PS et apparentés du Conseil gébéral des Yvelines : http://groupe-ps78.over-blog.com

Par Section PS Les Mureaux - Publié dans : Réactions
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 15:10

Conflit israëlo-palestinien : la position du PS

Le Parti socialiste, depuis toujours, vise à la fois l'existence d'un état palestinien viable et la sécurité d'Israël. Aujourd'hui, la situation au Proche-Orient remet en cause cet objectif et appelle une position franche du PS. Voici en intégralité le communiqué de presse issu du bureau national du 6 janvier.

Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d'un État palestinien viable et l'assurance de la sécurité pour l'État d'Israël, deux États qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

C'est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu'il n'existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd'hui fermement l'intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d'Israël qu'il a toujours condamnés.

Aujourd'hui, l'offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable. Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans notre pays.

Le Parti socialiste exige un cessez- le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes hors de Gaza, l'arrêt des tirs de roquette sur Israël et l'installation d'une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement français de porter au Conseil de Sécurité de l'ONU de manière coordonnée avec l'Europe, l'exigence d'une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.

Le Parti socialiste considère que c'est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région. Au-delà, le Parti Socialiste souhaite que l'action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre européen et travailler avec la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient. Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l'Europe.


Gaza : refusons toute instrumentalisation communautaire

Le 14 janvier 2009

Déclaration commune à l'initiative de la LDH et de la Ligue de l'enseignement, co-signée par le PS

Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n'est ni religieux ni « ethnique », mais bien politique et territorial : l'engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes s'enracine dans l'aggravation, depuis des décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques - d'où qu'elles viennent - dirigées contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.

Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime. En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s'exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l'encontre de synagogues à Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s'en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence n'est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de nature à prévenir les dangers qu'elles invoquent. De même, l'organisation d'une manifestation communautaire de soutien à l'un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée, renforce le risque que l'expression des indignations et des solidarités mette face à face des communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l'un des deux camps.

Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d'expression des individus concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de graves dangers pour le vivre ensemble. Il n'est pas question de remettre en cause la capacité à s'indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l'expression de telle instance communautaire dans le débat public qui n'a rien d'illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.

Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de l'égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d'un prétendu « conflit de civilisations » et rappellent qu'aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d'intolérance, de racisme et d'antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique.

C'est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de l'Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d'eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues.

Premiers signataires : ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l'Homme, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.



Droit de vote des étrangers : une réforme constitutionnelle hypocrite

La révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy est marquée du sceau de l’hypocrisie, comme témoigne l’absence de plusieurs réformes essentielles à la démocratie et à la citoyenneté.

Nicolas Sarkozy s’était prononcé en 2005 en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, comme “facteur d’intégration”, mais n’a fait aucun geste pour le faire adopter par sa majorité.

C’est le signe que ce projet de révision constitutionnel n’apporte aucune avancée démocratique majeure.
En refusant le droit de vote aux élections locales, on refuse la reconnaissance minimum d’un pays envers ses habitants : la citoyenneté.
Serons-nous les derniers de la classe ? Allons-nous attendre que l’Europe nous impose cette mesure pour l’adopter ?
Parce que cette inégalité est inacceptable pour notre démocratie, nous socialistes rappelons notre engagement déterminé en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales.

  

Une hausse des tarifs du gaz, première conséquence de la fusion Gaz de France – Suez

La Ministre de l’Economie a annoncé une hausse des tarifs du gaz pour la fin du mois de juillet. Les tarifs devraient augmenter de 7% à 9% selon les spécialistes.

Une nouvelle hausse tarifaire, alors que le prix du gaz a déjà augmenté de 10% depuis début 2008, serait un coup dur supplémentaire pour le pouvoir d’achat des Français.

Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte l’entière responsabilité de  l’augmentation du prix du gaz, et n’est réellement contraint d’y procéder ni du fait de la hausse du coût du pétrole, ni en raison de la santé financière de Gaz de France qui est excellente.

Le Parti socialiste dénonce également l’annonce du gouvernement selon laquelle l’Etat pourrait se désengager de la fixation des tarifs du gaz, alignant celui-ci sur les cours du pétrole. Une telle décision aurait des conséquences désastreuses pour les ménages, le cours du pétrole ayant augmenté de 100% sur la seule année 2008.

Enfin, alors que le principe d’un tarif social du gaz est programmé depuis décembre 2006, les décrets permettant son instauration ne sont toujours pas parus à ce jour. En tout état de cause, un tel dispositif ne compenserait nullement les hausses enregistrées depuis le début de l’année pour la grande majorité des usagers, son coût se limitant à la moitié du seul excédent de TVA engendré par la hausse du prix du gaz.

Le Parti socialiste demande instamment au gouvernement de garder la maîtrise des tarifs gaziers et de ne pas procéder à une nouvelle augmentation du prix du gaz. Une telle augmentation trouverait d’abord son fondement dans la priorité donnée à la satisfaction des actionnaires du nouveau groupe Gaz de France–Suez, et serait donc la première conséquence fâcheuse de cette fusion.

 

Par Section PS Les Mureaux - Publié dans : Communiqués PS
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /2008 10:41

Un an après, le désir de rupture

Par François Hollande

 

Il y a un an, le candidat Nicolas Sarkozy était élu sur le thème de la rupture. Il promettait d’être le président du pouvoir d’achat. Ensemble, tout devenait possible !

Un an après, tout devient difficile d’abord pour la France qui traverse une période de turbulences économiques. Pour les Français avec un pouvoir d’achat rogné par l’inflation et une protection sociale entamée par les franchises médicales et la détérioration des niveaux des pensions. Enfin, pour le pouvoir lui-même qui connaît une impopularité historique.

Nicolas Sarkozy peine à définir le sens de sa politique qui est pourtant très simple : rompre avec la solidarité acquise. Il l’a encore prouvé avec le financement du RSA par des économies sur la Prime pour l’emploi (PPE). Comme pour les franchises médicales où les malades paient pour d’autres malades, ce sont les smicards qui vont payer la réinsertion.

Ce que Nicolas Sarkozy considère comme des erreurs de communication est en fait une faute de stratégie politique. C’est une politique économique qui ne marche pas. Une politique sociale qui creuse les inégalités et une politique extérieure qui contredit par les actes les discours qu’elle prononce. C’est ce tête-à-queue permanent que les Français ont sanctionné lors des élections municipales et cantonales.

Le Parti socialiste s’est opposé à cette politique en dénonçant très tôt le paquet fiscal octroyé dès l’été 2007 aux plus favorisés, les franchises médicales, la purge dans la fonction publique, particulièrement dans l’Éduction nationale, l’absence de politique en faveur du logement social, ainsi que la conception même de la fonction présidentielle de Nicolas Sarkozy. Il a inlassablement porté des propositions pour soutenir le pouvoir d’achat (doublement de la prime de rentrée scolaire, augmentation de 50% de la PPE, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, mise en place du chèque transport, conférence sur les salaires ainsi que notre proposition de loi sur le logement social). Et en un an, le besoin d’une alternative crédible et sérieuse a vu le jour. C’est ce qu’aura paradoxalement réussi Nicolas Sarkozy : donner déjà l’envie de changer, de faire surgir le désir de rupture. Cette fois-ci, à ses dépens.

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 Nicolas Sarkozy, président de la régression sociale

Candidate socialiste de l’élection présidentielle 2007, Ségolène Royal dresse le bilan de la première année de Nicolas Sarkozy au pouvoir. La présente de la région Poitou-Charentes tire les conséquences d’une année où les Français ont vu leur pouvoir d’achat s’amoindrir et appelle à une opposition constructive contre « injustices profondes ».

Quel bilan faites-vous de cette première année de pouvoir ?

C’est une année perdue. Il y a eu bien sûr le fiasco du paquet fiscal, avec 15 milliards d’euros chaque année et notamment un bouclier fiscal qui rapporte 350 millions d’euros à 20 000 personnes. Je rappelle au passage que contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, la plus grande partie des 5 Milliards d’euros consacrées aux heures supplémentaires vont …aux entreprises, et non aux salariés concernés. Ces derniers ne touchent en moyenne que 4 euros pour 45 minutes de travail en plus! Je rappelle aussi que la déduction fiscale des intérêts d’emprunts ne profite trop souvent qu’à ceux qui seraient de toute façon devenus propriétaires… Les autres, qui auraient besoin d’être aidés, en sont pour leurs frais.

Les caisses de l’Etat ont été vidées, comme l’a lui-même reconnu Nicolas Sarkozy, et cela n’a provoqué aucun retour de la croissance. Au contraire, la rigueur est déjà là. La grande majorité des salariés paie pour les dépenses inefficaces et injustes de ce gouvernement et subit la hausse des prix sans que le pouvoir ne réagisse. Dernier exemple en date, le RSA, qui était au départ une bonne idée, sera financé par la suppression de la Prime pour l’emploi pour cinq millions de salariés modestes. Au lieu d’être le président du pouvoir d’achat, il est président de la régression sociale et de la baisse du niveau de vie.

Vos craintes ont donc bel et bien été confirmées ?

Oui. Nicolas Sarkozy paie aujourd’hui pour ses promesses inconsidérées. Nous savions que ce qu’il promettait ne serait pas tenu. Cette conception du pouvoir et de la politique, je l’ai dénoncée pendant la campagne et je continue de la critiquer. Dans un contexte de crise et d’angoisse, la posture consistant à annoncer qu’on allait régler tous les problèmes a d’abord rassuré. Mais c’était une imposture qui aujourd’hui conduit à une déception cruelle. Le résultat est une grave crise politique et morale qui rend toute réforme impossible. On n’avait jamais vu, en France, des manifestations de retraités et de handicapés. Car ces fameuses « réformes » menées, elles ont été soit injustes, soit partielles, soit les deux… et elles sont de plus en plus désordonnées.

J’ajoute que sa pratique du pouvoir a été hyperpersonnalisée et d’une grande désinvolture. Le résultat, c’est qu’au lieu d’un choc de confiance, on a un choc de défiance. Ce président avait beaucoup de cartes en main il y a un an : il les a gaspillées. Il ne faut pas s’en réjouir. La situation de la France est grave aujourd’hui.

Expliquez-vous l’impopularité de Nicolas Sarkozy après cette première année à la tête de l’Etat ? Et si oui, comment ?

Je crois que l’impopularité record de Nicolas Sarkozy, un an à peine après son élection, est due avant tout à l’échec sur le pouvoir d’achat, même si son comportement personnel cet hiver a rendu cet échec encore plus insupportable. La déception est d’autant plus forte que les attentes étaient grandes. Il a promis la rupture, mais il conduit tout simplement une politique de droite. Lorsqu’ils regardent autour d’eux, les gens, même ceux qui ont voté pour lui, se rendent compte que rien n’a changé en mieux depuis l’élection présidentielle.

A quoi le pays doit-il s’attendre aujourd’hui, et comment l’opposition doit-elle réagir ?

Il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’une rigueur qui ne veut pas dire son nom… La dernière émission du président n’a rassuré personne sur ce point… et sur les autres. Aujourd’hui, nous avons le devoir de lui rappeler sans cesse ses engagements de campagne, sur les petites retraites, sur les salaires, ainsi que sur la politique étrangère. Nous avons le devoir de dénoncer les contre-vérités ou les approximations, elles ont été nombreuses jeudi soir dernier. Par exemple sur l’éducation nationale, où il donne l’image d’une France en situation d’échec pour justifier des suppressions de postes aveugles qui pénalisent de façon scandaleuses de nombreux territoires. Ou encore sur les retraites, car c’est bien la baisse des pensions qui est programmée si on ne parvient pas à résoudre la question de l’emploi des plus de 55 ans et si on ne parvient pas à prendre en compte la pénibilité des métiers.

Nous avons enfin le devoir de montrer qu’une autre politique est possible, donc de marteler nos contre propositions. Elles passent par l’annulation du paquet fiscal et sa redistribution d’abord sur le pouvoir d’achat, notamment à travers une baisse de la TVA et le doublement de la prime pour l’emploi, mais aussi sur l’innovation et la recherche, enfin sur le désendettement. Mais il nous faudra aller plus loin. Les Français nous l’ont dit lors des dernières élections municipales et cantonales : ils n’en peuvent plus de ce désordre permanent et de cette injustice profonde. Et en même temps, ils ont su être attentifs à nos projets locaux, qu’ils ont soutenus par un vote de d’adhésion. Nous devons à la fois protéger, imaginer et apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique au service d’un idéal !

Propos recueillis par Ariane Vincent

Par Section PS Les Mureaux - Publié dans : Réactions
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